L'encyclopédie des Sciences
  De la vie sur Mars ! Oui, mais terrienne...
 

De la vie sur Mars ! Oui, mais terrienne...

Par Christophe Olry, Futura-Sciences

Alors que les Rovers Spirit et Opportunity écument la planète rouge depuis plus d'une année martienne à la recherche de traces de vie, l'environnement proche des astromobiles et des sondes envoyés par le passé sur Mars présente un nombre élevé de bactéries. La preuve d'une vie martienne ? Non ! Simplement, la preuve d'une contamination de Mars par les différentes missions qui s'y sont succédé. Si leur durée de vie est très faible dans un milieu aussi hostile, il semblerait que la Nasa doive revoir sa copie concernant la stérilisation de ses sondes. En tous cas, quand les prochains véhicules qui rouleront sur Mars découvriront une forme de vie, les résultats seront à prendre avec des pincettes : vie martienne ou vie terrestre sur Mars ?

Un milliard de spores de bactéries a été transporté sur la planète rouge par les différentes missions martiennes De la vie terrienne sur Mars ? (Crédits : NASA)
Un milliard de spores de bactéries ont été transportés sur la planète rouge par les différentes missions martiennes
De la vie terrienne sur Mars ?
(Crédits : Nasa)

De la vie sur Mars !

Un milliard ! A en croire les conclusions d'un rapport d'experts, c'est le nombre de spores de bactéries transportés de la Terre vers Mars au cours des nombreuses missions qui se sont succédées sur la planète rouge. Bien sûr, ceux-ci sont concentrés dans leur zone d'atterrissage ou ont été semés au cours de leurs tribulations sur Mars.

Déjà, en juillet 2005, un premier rapport intimait la Nasa de multiplier les précautions pour empêcher des bactéries terriennes d'embarquer à bord des sondes et de contaminer la planète rouge. Et ce, à cause de la découverte d'eau liquide sous la surface de Mars, qui pourrait leur permettre de subsister, voire de prospérer. Le rapport précisait que la survie ou la prolifération de ces bactéries pourrait, à terme, interférer avec les recherches en cours ou à venir de traces de vie sur Mars. « Les techniques existantes pour nettoyer les véhicules sont dépassées et n'éliminent qu'une fraction des micro-organismes » avait ajouté à ce sujet le comité d'experts.

Les techniques de stérilisation des sondes et satellites sont multiples : passage d'un chiffon imbibé d'alcool sur toute la surface des engins spatiaux, chauffage de la structure ou irradiation afin de supprimer tout reliquat de bactéries. La Nasa utilise actuellement des techniques d'imagerie qui détectent les bactéries résistantes aux hautes températures et réduit leur nombre en nettoyant les structures. Cependant, ces méthodes d'imagerie ne permettent pas de connaître avec précision à quel type de bactéries les opérateurs ont à faire, et ces derniers ne peuvent porter à haute température que les structures susceptibles de résister à ce traitement.

Les méthodes actuelles de stérilisation des sondes et satellites ne semblent pas venir à bout de toutes les bactéries (Crédits : www.bu.edu)
Les méthodes actuelles de stérilisation des sondes et satellites ne semblent pas venir à bout de toutes les bactéries
(Crédits : www.bu.edu)

Des bactéries plus tenaces que prévu

Il apparaît donc que ces techniques sont insuffisantes, mais aussi que la ténacité de nos bactéries terriennes sur Mars soit plus grande qu'escomptée.

Si les chercheurs sont d'accord sur la faible durée de vie des bactéries dans un milieu extrême comme celui de la planète rouge, notamment en raison des températures très faibles qui y règnent et des fortes concentrations de sel, la découverte d'eau liquide dans le sous-sol de Mars laisserait penser que des organismes issus de la Terre pourraient y subsister : « Les récentes missions sur Mars ont montré que la planète pourrait avoir un environnement propice au développement de bactéries terriennes » a déclaré Christopher F.Chyba, professeur d'astrophysique à l'université de Princeton. « Néanmoins nous ne sommes pas sûrs que cela (NDLR : la survie de bactéries terriennes sur Mars) puisse arriver. Nous devons déterminer quelle quantité d'eau liquide se trouve dans le sous-sol de Mars, ainsi que la nature des micro-organismes qui subsistent dans nos salles de stérilisation et sur nos sondes. »

A son décollage de Cap Canaveral, le mardi 9 Juin 2003, combien de bactéries étaient encore présentes sur Spirit ? (Crédits : NASA)
A son décollage de Cap Canaveral, le mardi 9 Juin 2003, combien de bactéries étaient encore présentes sur Spirit ?
(Crédits : Nasa)

Des recherches sont en cours

L'agence spatiale américaine a planifié le développement de nouvelles techniques de décontamination pour 2016. Les rapports lui suggèrent de soutenir la recherche dans ce domaine, notamment les techniques d'analyse ADN des organismes détectés et leur mise en relation avec les espèces microbiennes connues, afin de développer des méthodes de stérilisation spécifiques. L'agence pourrait également développer les techniques de décontamination par irradiation ou avoir recours à des vapeurs désinfectantes, afin d'adapter le traitement aux différentes structures.






Ajouter un commentaire à cette page:
Votre nom:
Votre message:

 
  nombre de visiteurs venus 484502 visiteurs (2038301 hits) Ici!

Tracked by Histats.com
Recherche personnalisée
$value) { if ($param == 'client') { google_append_url($google_ad_url, $param, 'ca-mb-' . $GLOBALS['google'][$param]); } else if (strpos($param, 'color_') === 0) { google_append_color($google_ad_url, $param); } else if ((strpos($param, 'host') === 0) || (strpos($param, 'url') === 0)) { google_append_url($google_ad_url, $param, $google_scheme . $GLOBALS['google'][$param]); } else { google_append_globals($google_ad_url, $param); } } google_append_url($google_ad_url, 'dt', round(1000 * array_sum(explode(' ', microtime())))); return $google_ad_url; } $google_ad_handle = @fopen(google_get_ad_url(), 'r'); if ($google_ad_handle) { while (!feof($google_ad_handle)) { echo fread($google_ad_handle, 8192); } fclose($google_ad_handle); } ?>
 
 
=> Veux-tu aussi créer une site gratuit ? Alors clique ici ! <=