L'encyclopédie des Sciences
  Immunopathologie
 
Association  entre typage HLA  et Maladies  Auto-Immunes

ASSOCIATION BETWEEN THE PRESENCE OF VARIOUS HLA MARKES AND SELECTED AUTOIMMUNE DISEASES

DISEASE

    ASSOCIATED HLA MARKER     RELATIVE RISK OF DISEASE
Ankylosing spondylitis spa :spondylarthrite     

B27

    87.4

Reactive arthropathy, including
Reiter’s syndrome flr

    B27     37.0

Rheumatoid arthritis  ra pr : polyarthrite rhumatoide

    DR 4     4.2

Behçet’s syndrome

    B51     3.8

Systemic lupus erythematosus  led lead

    DR 3     5.8

Insu in-dependent (type 1) diabetes did

    DR 3     3.3

mellitus

    DQB1*0201     2.4
      

D 4

    6.4

DQB1*0302

    9.5

DR 2

     0.19

Idiopathic Addison’s disease  

    DR 3     6.3

Graves’ disease  

    DR 3     3.7

Hashimoto’s disease  

    DR 11     3.2

Postpartum thyroiditis

    DR 4     5.3

Celiac disease : Maladie caeliaque

    DR 3     10.8
      

DQB1*0201

    6.0–10.0
DQA1*0501
DR 7, 11

DR 7, DQB1*0201    

DR 11, DQA1*0501

Dermatitis herpetiformis

    DR 3     15.9

Sicca syndrome  

    DR 3     9.7

Myasthenia gravis

    DR 3      2.5

B8

    3.4

Idiopathic membranous g omeru-
 

    DR 3     12.0

Goodpasture’s syndrome

    DR 2     15.9

Multiple sclerosis

    DR 2     4.1
      

DR B1*1501

    

DR B5*0101

DQB1*0602

Pemphigus vulgaris (among Ash-kenazi Jews)

    DR 4     

 14.4

Psoriasis vulgaris

    Cw6         13.3

Birdshot retinochoroidopathy

    A29     

109.0Auto-anticorps   affections associées
Auto-anticorps  Anti-bodies      affections associées diseases
anti-nucleaires anti-ENA

   1. anti-Ro(SS-A)
   2. anti-La(SS-B)
   3. anti-Sm
   4. anti-RNP
   5. anti-Scl-70
   6. anti-Jol
   7. anti-PL7, PL12
   8. anti-Mi2
   9. anti-pm-Scl

    

   1. LED , gougerot-sjögren
   2. gougerot-sjögren ,LED
   3. LED
   4. LED connectivite mixte
   5. sclerodermie systemique
   6. polymyosite
   7. polymyosite
   8. Dermato-polymyosite
   9. polymyosite sclerodermie

    * anti-DNA natif

    

    * LED

    * anti-centromères

    

    * CREST syndrome

    * anti-mitochondries

    

    * Cirrhose biliaire primitive

   1. anti-actine
   2. anti-LKM1 et LCI

    

   1. hépatite auto-immune type 1
   2. hépatite auto-immune type 2

   1. anti-thyroglobuline
   2. anti-thyroperoxydase
   3. anti-recepteur de la TSH

    

   1. Thyroïdite de Hashimoto
   2. Hashimoto Basedow
   3. Maladie de Basedow

    * anti-îlots de langerhans
    * anti-GAD

    

    * Diabète insulinodépendance

anti-surrénale      

    * Maladie  d'Addison

    * anti-gliadine
    * anti-endomysium

    

    * Maladie  coeliaque

anti-cytoplasme des polynucleaires neutrophiles

   1. -p-ANCA
   2. -c-ANCA
   3. -ANCA-ß2GP1

    

   1. Micro ou macro-periarterite noueusse
   2. Maladie deWegener
   3. Recto-colite ulcero-hemorragique

   1. anti-keratine
   2. facteurs rhumatoïdes

    

   1. polyarthrite rhumatoïde
   2. polyarthrite rhumatoïde, G-sjoïgren

    * anti-cellules pariétales gastrique
    * anti-facteur intrinsèque

    

    * Maladie de Biermer

   1. anti-membrane basale cutanée
   2. anti-substance interstitielle cutanée

    

   1. pemphigoïde bulleuse
   2. pemphigus vulgaire, paraneoplasiqu

   1. anti-neurones(Hu, Ri)
   2. anti-cellules de purkinje
   3. anti-myeline Protéine myéline P2
   4. anti-gangliosides
   5. anti-recepteurs de l'acetocholine

    

   1. neuropathie
   2. neuropathie
   3. neuropathie Névrite auto-immune
   4. ---
   5. myasthenie

cyto-squelette anti-alpha-Fodrine      Syndrome de Sjögren
anti- Peptide IRBP interphotoreceptor retinoid binding protein ;     Uvéite auto-immune

 Protéine ou peptidede collagène
    Arthrite induite par le collagène

Antigène testiculaire
    Orchite auto-immune Déficits prédominants de l'immunité cellulaire

a)Aplasie thymique ou syndrome de Di George. L'aplasie thymique est une embryopathie dominée par le défaut de développement des ébauches thymiques. L'étiologie en est inconnue.

Dans tous les cas décrits, une tétanie néo-natale liée à une anomalie de développement des parathyroïdes représente le premier symptôme. Le diagnostic est aisément évoqué devant une malformation cardiaque et des malformations mineures. Le défaut de thymus peut être objectivé radiologiquement. Le taux de facteurs thymiques sériques, reflet de l'activité de l'épithélium du thymus, est généralement très bas. Le déficit quantitatif en lymphocytes T se traduit par une diminution de volume des ganglions. L'étude histologique d'un ganglion montre une pauvreté cellulaire de la zone thymo-dépendante et une intégrité du cortex superficiel. Ce déficit se traduit par l'absence de réaction d'hypersensibilité retardée. Les tests fonctionnels qui étudient in vitro les capacités des lymphocytes T sont très perturbés: défaut de prolifération lymphoblastique en présence de mitogènes et défaut de réponse en culture mixte lymphocytaire.

Les taux sériques des immunoglobulines sont normaux ou élevés, mais la production d'anticorps est partiellement perturbée.

L'évolution est liée aux trois facteurs qui entrent en jeu dans le pronostic global de la maladie: l'hypocalcémie est traitée par calcium, associé à de fortes doses de vitamine D et par injection de parathormone; la malformation cardiaque qui peut nécessiter une cure chirurgicale, et le déficit immunitaire lui-même. La gravité du défaut immunologique peut amener à tenter une reconstitution immunologique par transplantation d'un thymus fœtal de moins de douze semaines. Elle est capable de corriger en quelques jours le déficit lymphocytaire. Dans les syndromes de Di George partiels – qui sont une hypoplasie thymique – un traitement par les hormones thymiques synthétiques (Thymuline) paraît indiqué.

b)Déficit en purine nucléoside phosphorylase (PNP). Ce déficit immunitaire sévère est, avec le déficit en adénosine désaminase (ADA), un exemple de déficit enzymatique du métabolisme des purines. Les anomalies métaboliques entraînent une anomalie de réplication de l'ADN responsable d'un défaut de multiplication des lymphocytes T. Le déficit de l'immunité cellulaire est sévère. Les fonctions humorales sont respectées, mais des manifestations auto-immunes sont fréquentes.

      

Sommaire
    

Vos Commentaires

Déficits prédominants de l'immunité humorale

   1.

      Agammaglobulinémie liée à l'absence de lymphocytes B .
   2.

      Hypogammaglobulinémie à expression variable.
   3.

      Déficit sélectif en une classe d'immunoglobulines:
   4.

      Déficit en IgG et IgA avec taux d'IgM normal ou augmenté.

a)Agammaglobulinémie liée à l'absence de lymphocytes B . L'agammaglobulinémie liée à l'absence de lymphocytes B est une affection génétique, récessive, liée au sexe, caractérisée par une atteinte humorale globale, profonde et isolée. On lui conserve le nom de maladie de Bruton.

Les premiers signes infectieux apparaissent vers l'âge de trois à six mois, dès la disparition des IgG passées de la mère à l'enfant; infections à pyogènes, O.R.L., pulmonaires, méningées et cutanées.

Les dosages des immunoglobulines (Ig) sériques et salivaires révèlent une agammaglobulinémie touchant les cinq classes d'Ig. La production d'anticorps est nulle pour tous les systèmes. La base de la prévention consiste en l'injection intraveineuse régulière d'immunoglobulines dès le diagnostic établi: perfusions intraveineuses de 200 à 300 mg/kg toutes les trois semaines, qui permettent d'obtenir des taux d'IgG à 70 p. 100 de la normale. L'antibiothérapie est indispensable au cours d'un épisode aigu. Une kinésithérapie respiratoire est proposée pendant les périodes de bronchorrhée intense et doit rester régulière en dehors des poussées.

b)Hypogammaglobulinémie à expression variable. Il s'agit de syndromes encore dénommés hypogammaglobulinémies acquises , répondant à des déficits immunitaires partiels qui forment un groupe hétérogène. C'est l'un des déficits immunitaires les plus fréquents. Les trois points communs de ces déficits sont: l'existence d'une atteinte dissociée de l'immunité humorale, la présence d'un nombre normal ou augmenté de lymphocytes B, une atteinte partielle de l'immunité cellulaire. Le début des premiers symptômes est soit tardif chez l'adulte, soit précoce entre l'âge de trois à cinq ans. Les symptômes prédominants sont des infections à pyogènes O.R.L., sinusiennes et broncho-pulmonaires risquant d'aboutir à une dilation des bronches. Des manifestations intestinales bactériennes ou parasitaires, telle une giardiase, sont souvent observées, responsables de diarrhée aiguë ou chronique avec malabsorption. Des manifestations auto-immunes sont fréquemment décrites, et une nette incidence de sarcomes est observée.

Le déficit humoral porte sur l'ensemble des cinq classes d'immunoglobulines qui sont abaissées sans être effondrées. La production d'anticorps est dissociée d'un système antigénique à un autre. Le nombre de lymphocytes T est généralement normal, mais les fonctions cellulaires sont parfois abaissées, témoins d'une atteinte qualitative. L'étude in vitro de la coopération cellulaire entre lymphocytes T et B et macrophages peut montrer des anomalies (excès de fonction suppressive ou défaut de fonction helper) dont on ne sait si elles sont primitives ou secondaires.

c)Déficit sélectif en une classe d'immunoglobulines:

–Le déficit sélectif en IgA est le déficit immunitaire le plus fréquent,puisqu'il touche environ un sujet sur sept cents. Il s'agit d'un déficit d'étiologie variée génétique ou acquise.

La symptomatologie est très variable. Souvent asymptomatique, le déficit en IgA peut être responsable d'infections répétées et de manifestations auto-immunes. Les IgA sont virtuellement absentes dans le sérum et les sécrétions exocrines. Une hyper-IgE est souvent observée. La prévention des infections par les immunoglobulines n'est pas préconisée. Le traitement se limite à l'antibiothérapie devant un épisode infectieux et au traitement d'une affection auto-immune déclarée.

–Le déficit sélectif en IgM est rare. Il entraîne une grande sensibilité aux infections (septicémies et des méningites récidivantes), souvent secondaires à une infection O.R.L. Les IgM sériques sont absentes tandis que les autres classes d'immunoglobulines sont normales. La production d'anticorps dirigés contre des antigènes polysaccharidiques est très perturbée. Une élévation des anticorps de la classe des IgG est obtenue après vaccination. La grande sensibilité aux antibiotiques des germes les plus fréquemment responsables d'infections dans ce déficit fait proposer un traitement préventif par la pénicilline orale continue.

d)Déficit en IgG et IgA avec taux d'IgM normal ou augmenté. Le déficit immunitaire est rare et transmis selon le mode récessif lié au sexe. Il est encore dénommé dysgammaglobulinémie de type I.Déficits immunitaires mixtes et graves (DIMG)

sont des affections héréditaires caractérisées par un défaut profond de l'immunité cellulaire et de l'immunité humorale. Les premières infections surviennent très précocement avant le sixième mois de vie. Les trois principales manifestations sont une diarrhée infectieuse persistante, une pneumopathie diffuse, et des manifestations cutanées. Le diagnostic est évident lorsque certains arguments sont réunis: absence de ganglions palpables, absence d'opacité thymique et lymphopénie. L'existence d'une notion familiale est souvent découverte à l'interrogatoire de la famille. Ces affections sont soit autosomiques récessives, soit récessives liées au sexe.

Les taux d'immunoglobulines sont souvent effondrés et l'immunité cellulaire est très profondément perturbée.

Les méthodes d'explorations actuelles permettent de distinguer trois variétés de déficit immunitaire mixte et grave:

   1.

      – Défaut primitif des cellules souches lymphoïdes médullaires , incapables de différenciation.
   2.

      – Déficit en adénosine désaminase (ADA); il provoque un déficit qualitatif des lymphocytes T et B par un mécanisme voisin de celui du déficit en PNP.
   3.

      – Déficit sélectif en précurseurs des lymphocytes T : le déficit cellulaire est profond et le déficit humoral est secondaire à l'absence des lymphocytes T.

L'évolution des DIMG est sévère, la mort survenant avant l'âge de un an, et le traitement doit être mené en considérant trois données intimement liées: le traitement des infections existantes, la protection du malade et les moyens d'obtenir une reconstitution immunologique par transplantation.

Une reconstitution immunologique peut être obtenue par transplantation de moelle provenant d'un frère ou d'une sœur HLA identique. Dans les conditions idéales de transplantation, une reconstitution immunologique rapide (deux à trois mois) est obtenue dans plus de 80 p. 100 des cas.Déficits immunitaires complexes

Ils sont nombreux. Nous en détaillerons quatre:

   1. Syndrome d'ataxie et télangiectasie
   2. Syndrome de Wiskott-Aldrich  
   3. Déficit immunitaire et dilution pigmentaire
   4. Déficit immunitaire et nanisme à membres courts

1– Syndrome d'ataxie et télangiectasie . Il s'agit d'une affection autosomique récessive. L'ataxie cérébelleuse est habituellement objectivée à la marche. Des mouvements choréo-athétosiques et des télangiectasies oculaires sont d'apparition plus tardive. Les premières infections surviennent vers l'âge de deux à trois ans. Les localisations respiratoires sont prédominantes.

Le déficit immunitaire est variable. Il existe un déficit en IgA sérique et salivaire dans 50 p. 100 des cas, et, dans 5 p. 100 des cas, un déficit en IgG. Les IgM sériques sont souvent élevées. La production d'anticorps est généralement dissociée, basse ou nulle pour certains antigènes, normale pour d'autres. Il est très souvent détecté des auto-anticorps et ces malades présentent assez fréquemment des manifestations auto-immunes. Dans une importante proportion de cas (10 p. 100) une affection maligne est observée.

2– Syndrome de Wiskott-Aldrich . Le syndrome de Wiskott-Aldrich associe un déficit mixte et partiel, une thrombocytopénie et un eczéma. Il est transmis selon le mode récessif lié au sexe.

La thrombopénie est néonatale, de type périphérique. L'eczéma, d'intensité variable d'un malade à l'autre, évolue par poussée. Il est source de surinfection cutanée. Le déficit immunitaire est responsable d'infections bactériennes ou virales. Il est caractérisé par un déficit en IgM inconstant (50 p. 100 des cas). La production d'anticorps est dissociée, souvent normale pour les antigènes peptidiques et diminuée pour les antigènes polysaccharidiques. Le déficit cellulaire, variable d'un cas à l'autre, s'accentue progressivement. Les manifestations auto-immunes sont fréquemment observées et une affection maligne (sarcome) est fréquemment décrite. La gravité de la maladie a justifié le recours à une transplantation médullaire.

3– Déficit immunitaire et dilution pigmentaire . Il a été décrit initialement dans trois familles. Il s'agit d'un déficit mixte cellulaire et humoral associé à un trouble pigmentaire. La transmission est autosomique récessive. L'albinisme est partiel avec reflet argenté des cheveux. L'évolution est marquée par une hépatosplénomégalie, des phases de pancytopénie souvent contemporaines d'une infection bactérienne ou virale. Ce syndrome, dont la symptomatologie est voisine de la maladie de Chediak-Higashi, s'en distingue par l'abence de granulation anormale au niveau des leucocytes, par la nature du trouble pigmentaire caractérisée par un défaut de dendrification des mélanocytes et la rareté du transfert des mélonosomes des mélanocytes aux kératinocytes et par la présence d'un déficit immunitaire mixte mais partiel.

4– Déficit immunitaire et nanisme à membres courts . Le nanisme à membres courts est un déficit immunitaire rare de transmission autosomique récessive. Le déficit est variable humoral pur, cellulaire pur ou mixte.

 





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